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Et si le problème n’avait jamais été toi ? J’avais un beau sourire… mais un cœur complètement brisé

  • Photo du rédacteur: Stephyanne Hocke
    Stephyanne Hocke
  • 28 mai
  • 8 min de lecture



Bonjour👋, euh

Coucou 👋

Bref comprends mon enthousiaste, je suis heureuse de te voir sur le tout premier article de notre blog . Commençons simplement : Bienvenue chez moi… bienvenue dans l'espace que nous allons aménager ensemble pour faire en sorte que cela devienne chez nous, (si tu es d’accord pour une belle colocation bien sûr)


Bref! Je ne sais pas comment tu es arrivée ici, mais je suis sincèrement heureuse de te voir sur le blog Oser Croire. Prends place et assieds-toi dans le fauteuil que j’ai prévu pour toi. là , juste là à ta droite , le fauteur beige et Il y a même des coussins juste à côté pour que tu sois plus à l'aise.

Avant de commencer, je préfère te prévenir avec douceur : cet article parle des blessures de l’enfance et de violences vécues. Alors lis-le avec bienveillance envers toi-même ❤️


Aujourd’hui, j’aimerais partager une partie de ma vie et je crois une partie de la vie de certaines d'autres ici. Une partie que je n’avais encore jamais racontée publiquement.

Un silence que j’ai porté pendant des années

Je l’ai confiée à quelques aînés qui m’ont aidée à guérir et à me relever.

C’est aussi pour ça que je peux enfin en parler librement aujourd’hui.


Parce que pendant des années, je n’ai jamais osé en parler à mes amies, ni à ma famille, ni à personne.


Pendant des années, j’ai porté ces douleurs en silence.


Quelque chose qui s’est passé quand j’étais encore une enfant.

Quelque chose que je n’avais pas choisi.

Que je ne comprenais pas. Et que je n’avais surtout pas eu le droit de raconter.


Aujourd’hui, je te le raconte.

Pas pour faire pitié.

(Oh no no.)


Pas pour choquer. Mais parce que je sais qu’il y a des femmes qui lisent ces lignes en ce moment même et qui ont vécu la même chose et portent la même chose.


Il y a des femmes qui ont appris à se taire pour survivre. Des femmes qui vivent avec une voix dans leur tête et  parfois plusieurs qui leur répètent qu’elles ne valent pas grand-chose.


Pause. Je vais te dire la vérité : Cette voix ment. Et je vais te montrer pourquoi.


MON HISTOIRE


Ce qui s’est passé pour moi

J’avais à peine 5 ans. Peut-être 6. Peut-être 7. Je ne me souviens pas de tout. Mais certaines images sont restées avec une précision qui faisait encore très mal.


Il faisait noir, Il y avait du monde pas loin. J’entendais des voix, des rires.

Et moi, j’étais là.

Dans un couloir.

Seule avec quelqu’un qui n’aurait jamais dû me toucher.


Un adulte. Quelqu’un en qui ma famille avait confiance.


Je n’avais pas les mots pour expliquer ce qui se passait, parce que je ne comprenais même pas ce qui se passait, je n’avais pas la force de me défendre.


J’avais juste peur. Une peur immense. Et cette incompréhension totale d’un corps qui ressent quelque chose que la tête ne peut pas encore comprendre.


Après, il m’a dit de me taire alors je me suis tue et pas seulement ce soir-là.

Après aussi, le lendemain, la semaine d’après. les années d’après.


J’ai rangé ça dans un endroit à l’intérieur de moi où je pouvais faire semblant que ça n’existait pas. Un endroit où je pouvais continuer à sourire, à jouer, à faire comme si tout allait bien. Un magnifique sourire qui cachait énormément de larmes et énormément de désespoir.


Parce que c’est ce qu’on fait quand on est petite et qu’on n’a personne à qui parler.

On range.

On ferme.

On continue.


Mais le problème avec les choses qu’on enterre… c’est qu’elles restent là.

Elles attendent. Et un jour, elles ressortent d’une manière qu’on n’a pas choisie.



CE QUE LES BLESSURES CONSTRUISENT EN SILENCE


Le corps n’oublie pas tant que tu ne le traites pas avec la parole de DIEU c’est quelque chose que j’ai compris bien plus tard. Mon corps avait tout gardé chaque peur, chaque humiliation, chaque douleur que je n’avais jamais pu exprimer. Il avait enregistré tout ce que je n’avais pas réussi à dire.


Et il réagissait encore à partir de là, même des années après.


Mais ce qui m’a pris encore plus de temps à comprendre, c’est ce que ces expériences avaient construit dans ma manière de me voir moi-même, des forteresses qui m'emprisonnaient !


Quand tu es une enfant et qu’un adulte te fait subir des choses que tu n’as pas demandées, tu ne te dis pas : “Cet adulte a tort.”

Tu n’as pas encore les ressources pour penser comme ça.

Tu ne te dis pas non plus : “Ce que je vis est une violence.”


Non.

Moi, je me disais plutôt : “Il doit y avoir quelque chose qui ne va pas chez moi.”


Et ça, ce n’était pas la vérité. C’était une conclusion tirée d’une douleur.


Mais quand personne ne t’aide à comprendre ce que tu vis, cette conclusion finit par devenir une croyance profonde installée au cœur même de ton identité.


Je n’ai pas de valeur.


Mon corps ne m’appartient pas.


Je suis là pour servir, pas pour être aimée.


Ce qui m’arrive, je le mérite.



Je n’ai jamais choisi consciemment ces croyances. Elles se sont construites toutes seules, à partir de ce que j’avais vécu. Et je les ai portées pendant des années sans même savoir qu’elles existaient, sans savoir qu’elles influençaient tout : mes choix, mes relations, ma manière de me parler à moi-même.


C’est ça, le rejet de soi, ce n’est pas un simple manque de confiance, ce n’est pas un caprice.

C’est une blessure profonde qui te convainc que tu mérites moins que les autres.


Moins d’amour.

Moins de respect.

Moins de place.


CE QUE ÇA DÉTRUIT SANS QU’ON LE VOIE


Dans mes relations, pendant longtemps, je ne savais même pas nommer ce que je vivais. Je savais seulement qu’il y avait quelque chose de cassé en moi.

Et cette blessure apparaissait partout dans ma vie, je choisissais toujours les mêmes personnes.

Des personnes qui me confirmaient, parfois sans le vouloir, que je ne valais pas grand-chose.

Des personnes qui prenaient sans donner.

Des personnes qui me regardaient à peine.


Et je restais. Parce qu’au fond de moi, je croyais que c’était ce que je méritais.

Et quand quelqu’un me traitait réellement bien…Je ne savais pas quoi faire avec ça.

Ça me mettait mal à l’aise.

Je cherchais le piège.

Je me sabotais.


Parce que recevoir de l’amour quand on ne croit pas avoir de valeur… c’est presque insupportable.


Dans mon rapport à mon corps, je n’aimais pas mon corps, je ne l’habitais pas vraiment.

C’était comme vivre à côté de moi-même.


Je donnais facilement accès à mon corps, non pas par désir, mais parce que c’est ce qu’on m’avait inconsciemment appris : servir, donner, ne pas refuser.

Je ne savais pas encore que j’avais le droit de dire non.

Je ne savais pas encore que mon corps avait de la valeur.

Je ne savais pas encore que ma présence physique n’était pas une monnaie d’échange.


Dans ma voix

Je ne parlais presque pas.

Ou alors je disais ce que les autres voulaient entendre, Je souriais quand j’avais envie de pleurer. Je disais oui quand je voulais dire non. Je m’excusais d’exister, de prendre de la place, d’avoir des besoins.


Ma propre voix me semblait sans importance alors je la gardais pour moi.


Dans mon avenir, Je ne me projetais pas vraiment. Je ne croyais pas que les belles choses pouvaient être pour moi. Je regardais les autres construire, avancer, réussir…

Et je pensais : “C’est bien pour elles. Mais pas pour moi.”


Parce qu’au fond, cette voix était encore là. Cette voix qui me répétait que je ne méritais pas.



LA RENCONTRE QUI A CHANGÉ MA VIE


Le soir où j’ai parlé à Jésus, tout a commencé un soir où je n’en pouvais plus.

Pas d’une situation en particulier, j’étais fatiguée de moi-même, fatiguée de cette vie intérieure.

fatiguée de porter un poids que je ne savais plus comment déposer.


Ce soir-là, j’ai parlé à  Jésus,

Pas avec une belle prière,pas avec les bons mots.Et certainement pas avec une grande foi.

À cette époque-là, je ne connaissais même pas vraiment Jésus.

J’ai juste parlé avec ce qu’il me restait : un épuisement total… et une question désespérée.

“Est-ce qu’il y a quelqu’un qui peut encore faire quelque chose de moi ?, est ce que ma vie peut encore avoir de la valeur ?”

Et ce que j’ai découvert ce soir-là puis dans les mois et les années qui ont suivi c’est que Jésus ne cherche pas des gens parfaits, Il ne cherche pas des gens déjà guéris, déjà prêts, déjà propres.


Il y a un verset dans la Bible qui dit : “Il guérit ceux qui ont le cœur brisé et il panse leurs blessures.”

c'est le Psaume 147, Verset 3



Jésus ne cherche pas ceux qui ont tout compris, pas ceux qui ont la bonne image pas ceux qui pensent mériter son amour mais plutôt Ceux qui ont le cœur brisé.


Et ce jour-là… c’était moi., c'etait moi qui avait le coeur totalement en miette.


Pour la première fois de ma vie, j’ai entendu une autre voix que celle qui vivait dans ma tête depuis des années. Une voix qui ne me condamnait pas. Une voix qui ne me demandait pas d’être parfaite avant d’être aimée, Une voix qui m'a montrée la voie du pardon


Une voix qui disait :

“ Kay Je te connais entièrement.

Je connais ce que tu as vécu.

Je connais ce qu’on t’a fait.

Et malgré tout ça, tu as de la valeur.”




Pas plus tard, pas quand je serais guérie. mais maintenant. Ce n’était pas magique, ce n’était pas instantané.

C’était plutôt le début d’un beau chemin de restauration , un vrai chemin de restauration.

Un chemin où j’ai appris à me voir autrement.

Non plus à travers ce qu’on m’avait fait vivre.

Non plus à travers les paroles des autres.


Mais à travers le regard de Dieu. Le regard de quelqu’un qui me connaissait avant même ma naissance et qui avait déjà décidé que ma vie avait de la valeur.


Et quand c’est Dieu qui dit ça…Il devient difficile de continuer à croire le contraire.


CE QUE JE VEUX QUE TU RETIENNES AVEC TOI


Premièrement


Ce que tu as vécu n’était pas ta faute. Jamais.

Aucune enfant ne mérite d’être blessée Aucune.

Et tout ce que tu crois de toi depuis des années : que tu ne vaux rien, que tu es “trop”, que tu ne mérites pas l’amour . Ce n’est pas la vérité


C’est une conclusion née d’une douleur. Et une conclusion peut être corrigée.



Deuxièmement


Le rejet de soi n’est pas ton identité.Ce n’est pas “comme ça que tu es”.

C’est une blessure.Une blessure construite depuis l’enfance, renforcée par certaines expériences, portée en silence pendant trop longtemps.

Mais les blessures peuvent guérir.

Pas uniquement avec de la volonté.

Pas uniquement avec des phrases positives.


Mais par une vraie rencontre avec quelqu’un qui te voit entièrement… JESUS et qui t’aime quand même.



Troisièmement

Tu n’as pas à porter ça seule. Il existe un chemin vers la guérison.

Je l’ai trouvé. Et beaucoup d’autres l’ont trouvé aussi.

Et si aujourd’hui j’écris tout ça, ce n’est pas pour parler “en théorie”.

C’est parce que je connais ce chemin de l’intérieur.



LE PREMIER PAS

Aujourd’hui, je ne vais pas te demander de tout changer d’un coup.

Je vais juste te proposer quelque chose de simple.

Prends une feuille ou les notes de ton téléphone.


Et écris cette phrase : “Ce que je porte en silence depuis longtemps, c’est…”


Puis laisse sortir ce qui vient.

Sans te juger.

Sans te corriger.

Sans te demander si c’est “grave” ou pas.

Juste laisser sortir.


Parce que parfois, la guérison commence simplement quand ce qui était enfermé est enfin exxposé Et les premiers pas comptent.




Et maintenant ?


Si tu veux aller plus loin, tu peux aussi m’écrire en DM sur Instagram.

Je lis chaque message avec attention ❤️


Et peut-être que ta guérison commence aujourd’hui.

Kay, ta grande soeur


 
 
 

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